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Cinéma

La passion d’Augustine, de Léa Pool

Si vous aimez la musique, précipitez-vous pour voir « La passion d’Augustine ». Ce film canadien nous fait découvrir le Québec des années 60 et l’évolution de son système d’éducation. Un couvent de religieuses, haut lieu d’enseignement de musique, est pris dans la tourmente de cette évolution et des retombées de Vatican II. La Supérieure, Mère Augustine, essaie désespérément de sauver son école et l’exceptionnelle qualité de ses jeunes élèves qui raflent tous les prix des concours musicaux du Canada. Tous les acteurs du film sont de vrais musiciens et sont filmés sans trucage. Au cours de ce film, Bach, Chopin, Beethoven et Liszt vous accompagnent et vous enchantent. Ne vous privez pas de ce pur moment de bonheur. Mais dépêchez-vous, ce film est trop bon pour rester longtemps à l’affiche !

Jacques Pirson - 17/4/2016


Expositions

Un nouveau musée à Paris : Le Grand Musée du Parfum

Fraichement ouvert, depuis le 22 décembre 2016, cet hôtel particulier niché dans le 8eme arrondissement de Paris saura vous présenter le parfum sous un nouvel angle.
Ce très bel espace se compose de plusieurs niveaux. Le sous-sol retrace l’origine du parfum, les odeurs de l’Histoire, de son utilisation lors de l’Antiquité gréco-romaine ou au Moyen Age, jusqu’à son explosion en France, grâce à l’aide notamment des couturiers les plus connus (Guerlain, Chanel, Patou).
L’étage supérieur se veut pédagogique et interactif, pour petits et grands. L’odeur des foins coupés vous rappelle votre enfance, une odeur particulière vous emmène à un moment précis de votre vie, pourquoi ? Saurez-vous devinez les odeurs qui s’offrent à vous dans le jardin des senteurs ?
L’étage suivant met en avant le rôle des parfumeurs, les « compositeurs d’odeurs »,  avec à la clé des vidéos, mais aussi un surprenant orgue qui joue une musique tout à fait particulière…Je ne vous en dit pas plus…
De futures expositions se tiendront au dernier étage, patience donc !

Un musée ludique et moderne où le public peut toucher, sentir, deviner…Prochainement, des professionnels viendront conseiller ceux qui le veulent afin de créer pour eux la parfaite composition.

Un salon de thé devrait s’ouvrir aux beaux jours.

Le Grand Musée du Parfum
73 rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

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Chrystelle Tassios (03/01/2017)

Hôtel particulier Nissim de Camondo

Un hôtel particulier, niché à l’orée du Parc Monceau : à découvrir absolument ou à revoir… Certes, nous vivons dans une des plus belles villes du monde mais la connaissons nous vraiment ? Que savons-nous des trésors cachés derrière les portes imposantes des hôtels particuliers parisiens ?
Laissez-moi vous ouvrir la porte de l’hôtel particulier Nissim de Camondo, merveille architecturale, inspiré du Petit Trianon avec deux ailes s’ouvrant en V et qui donnent directement sur le parc Monceau. Maintenant, laissez-vous guider…
Le testament de Moise de Camondo fait état de sa volonté de léguer tous ses biens à l’Etat français ainsi qu’au musée des Arts Décoratifs. Une condition toutefois, que tous les objets restent en l’état tel qu’au moment de sa mort et qu’ils ne soient pas dispersés. L’hôtel est nommé Nissim de Camondo, après le fils de Moise à qui il était destiné ainsi qu’à sa descendance.
Cependant, l’Histoire en a décidé autrement. Grande famille de banquiers juifs venant de l’Empire Ottoman (Turquie), surnommés « les Rothschild de l’Est », la famille de Camondo  a décidé d’installer le siège européen de sa banque à Paris en 1866.
Le ‘63 rue de Monceau’, dans l’ancienne Plaine Monceau, a été choisi, devenant le haut lieu des fêtes et diners du tout Paris aristocrate et du monde des banquiers. De grandes rénovations ont été entreprises afin de donner l’aspect que nous connaissons aujourd’hui.  Depuis le vestibule, le visiteur aperçoit l’escalier monumental amenant vers le 1er étage et les pièces de réception. Les espaces sont généreux, avec tout le confort possible à cette époque (cuisinières modernes au rez-de-chaussée avec les salles destinées au personnel, le chauffage dans toutes les pièces, l’éclairage, des salles de bain et un ascenseur intérieur). Le 1er étage est constitué de salons, d’une salle à manger/de réception et du grand bureau.
Le 2eme étage nous montre la chambre de Moise, les salles de bain, le bureau de Nissim ainsi que la magnifique bibliothèque, impressionnante et mettant superbement en valeur les boiseries du 19eme siècle. A la mort de son fils, héros de la 1ere Guerre Mondiale, Moise ferma sa banque et concentra tous ses efforts à perfectionner chaque objet, afin de le fixer pour l’éternité.
La finesse du mobilier, l’harmonie et la symétrie, l’ornement de chaque pièce est juste un ravissement pour les yeux et il convient de dire que la volonté de Moise a été respectée…Rien n’a changé, le temps est comme suspendu, figé et ce, en plein cœur de Paris. La fille de Moise, Beatrice, ainsi que ses deux enfants ont été déportés à Drancy puis exterminés à Auschwitz. La famille s’est éteinte. Un hommage à la grande épopée de cette famille, qui a tant fait pour l’Empire Ottoman puis qui a poursuivi à Paris, pour finir dans l’horreur de la Seconde Guerre Mondiale.     
Musée Nissim de Camondo
63, rue de Monceau, 75008 Paris
Ouvert du mercredi au dimanche (10h-17h30) Tarif : 9€
Chrystelle Tassios - 15/1/15

Vaux-le-Vicomte
Le château de Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV, près de Melun,  vaut le déplacement : pas à cause de l’intérieur du château : rien de bien extraordinaire à part quelques belles pièces de mobilier ancien, le tout étant mal présenté et fort décati ; non, ce qui vaut le déplacement c’est de parcourir le parc aménagé par Le Nôtre : l’archétype du parc à la française, malheureusement un peu défiguré parla maladie qui s’est emparée récemment des buis (cf). Préparé par une animation - cette-fois, exemplaire, on pourra admirer l’ampleur des travaux et le génie des proportions et de la perspective de celui qui restera plus un architecte extérieur qu’un jardinier (à part quelques pâquerettes aucune fleur dans le parc…)

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Thierry Vagne - 11/6/2014


Spectacles

Le monde d’hier de Stefan Zweig

"Le monde d'hier" est probablement le livre dans lequel Stefan Zweig a livré le plus de lui-même, et son testament. Parvenir à en restituer l'essentiel dans un monologue d'une heure est une gageure. Avec une mise en scène on ne peut plus sobre, une chaise et quelques jeux d'ombre et de lumière, Jérôme Kircher réussit à nous empoigner le cœur et à nous faire revivre l'itinéraire douloureux de cet écrivain doublement meurtri, dans sa judéité et dans sa passion de la culture allemande. 
Le spectacle mis en scène par Patrick Pineau est donc à la fois le récit d'un drame personnel et l'évocation douloureuse de l'antisémitisme poussé à l'extrême par un peuple qui y perd son âme. C'est aussi le récit de l'inexorable descente aux enfers de la vieille monarchie austro-hongroise jusqu'à l'horreur absolue des pogroms. 
Les dernières lignes du livre et du spectacle nous permettent cependant de ne pas perdre espoir: "Mais toute ombre, après tout, est fille de la lumière et seul celui qui a éprouvé la clarté et les ténèbres, la guerre et la paix, la grandeur et la décadence a vraiment vécu." 

Jacques Pirson (16/6/2016)

Théâtre des Mathurins - Du mardi au samedi à 19h

Une folie de Sacha Guitry

Sacha Guitry a toujours aimé jouer avec les mots. Le titre de sa pièce nous y invite déjà. La « folie » en question est la charmante maison du 18e siècle où vit un célèbre psychiatre, le Dr Flache, et que le duc de Richelieu (probablement le 3e, d’après les dates) aurait offerte autrefois à l’une de ses maîtresses, la Clairon, célèbre comédienne. Mais la « folie » est aussi ce que l’on appellerait aujourd’hui un « toc », celui dont Missia et Jean-Louis sont affectés : ils forment un couple depuis 6 ans, mais chacun croit que l’autre est fou. La secrétaire du Dr Flache n’est pas en reste, elle a été sa patiente et est loin d’être guérie. Quant au psychiatre lui-même, ses méthodes sont trop curieuses pour venir d’un esprit équilibré. Il finit d’ailleurs par conseiller à Jean-Louis d’épouser Missia pour pouvoir divorcer ensuite.
On retrouve là les théories de Sacha Guitry qui eut cinq épouses successives et divorça quatre fois. Le cinquième personnage de cette pièce est celui de la tapissière. Elle est la seule à ne pas être folle et est jouée par la délicieuse Marianne Giraud (la fille de Claude Giraud) qui donne infiniment de relief à son rôle. Nous retrouvons d’ailleurs sur scène d’autres enfants d’acteurs célèbres : Missia est incarnée par la pulpeuse Lola Dewaere et Jean-Louis par le sobre et crédible Manuel Gélin. Olivier Lejeune et Alice Carel complètent cette distribution dynamique que Francis Huster a mise en scène.
En ce début d’été, pour oublier notre époque stressante, il est délassant d’aller jouer avec les mots de Sacha Guitry.

Marie-José Sélaudoux (25/6/2016)

Théâtre Rive gauche
Du mardi au samedi à 21h - Matinée le dimanche à 15h30


Musique

Festival de La Vézère - du 12 juillet au 24 août
Le festival de la Vézère rayonne dans toute la Corrèze une fois encore cet été. Une programmation variée, autant par les lieux touristiques « investis » dans la région que par sa programmation musicale :

- L’Orchestre Mozart de Toulouse avec Emmanuel Rossfelder à la guitare
- Le pianiste Kit Armstrong
- L’Orchestre symphonique de la Garde Républicaine
- Le violoncelliste Edgard Moreau
- De l’opéra, des chœurs etc.

Au total 18 concerts s’offrent à ceux qui seront dans la région cet été.

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Thierry Vagne - 31/3/2016

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