Actualités

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Cinéma

La passion d’Augustine, de Léa Pool

Si vous aimez la musique, précipitez-vous pour voir « La passion d’Augustine ». Ce film canadien nous fait découvrir le Québec des années 60 et l’évolution de son système d’éducation. Un couvent de religieuses, haut lieu d’enseignement de musique, est pris dans la tourmente de cette évolution et des retombées de Vatican II. La Supérieure, Mère Augustine, essaie désespérément de sauver son école et l’exceptionnelle qualité de ses jeunes élèves qui raflent tous les prix des concours musicaux du Canada. Tous les acteurs du film sont de vrais musiciens et sont filmés sans trucage. Au cours de ce film, Bach, Chopin, Beethoven et Liszt vous accompagnent et vous enchantent. Ne vous privez pas de ce pur moment de bonheur. Mais dépêchez-vous, ce film est trop bon pour rester longtemps à l’affiche !

Jacques Pirson - 17/4/2016


Expositions

Dix artistes pour les 10 ans d'Artais

L’association Artaïs fête ses dix ans en exposant sa sélection de dix artistes au DOC de Belleville à Paris.  Intitulée « In-Natura », cette exposition originale et ambitieuse s’achève le dimanche soir 17 septembre 2017.  Cet ensemble immobilier, resté "dans son jus" depuis plusieurs années, appartient à la région Ile-de-France. Il comporte un petit théâtre.
En outre, les portes de DOC seront ouvertes le samedi 16 septembre (13h - 22h45). L'occasion de découvrir cet ancien lycée technique de 3.000m² reconverti en ateliers pour plusieurs dizaines d’artistes en résidence. Dans une cour centrale, arborée et fleurie, tables et chaises facilitent la convivialité.  
Artaïs met ainsi à l’honneur le talent de dix artistes dont elle suit le travail et partage les univers : Cécile Beau, Sylvie Bonnot, Caroline Corbasson, Dominique Ghesquière, Fabien Léaustic, Julie Legrand, Emmanuel Régent, Lionel Sabatté, Thomas Tronel-Gauthier, Tatiana Wolska. Tous ont en commun d’ausculter la nature, d’ouvrir des microcosmes et des macrocosmes à de nouveaux champs de perception. Evitant la copie fidèle, chaque artiste propose une oeuvre intrigante, poétique et singulière, qui laisse libre cours à l’imaginaire de chacun. 

Site
Exposition In Natura de 15h à 19h tous les jours jusqu’au dimanche 17 septembre inclus
DOC, 26 rue du Docteur Potain, Paris 19e Métro Télégraphe (Ligne 11)
http://doc.work/event/in-natura/
Contact : Sylvie Fontaine 06 45 37 53 50

Marie-France Maniglier  (12/9/2017)

 

Tokyo-Paris - Chefs-d'œuvre du Bridgestone Museum of Art, Collection Ishibashi

Le fondateur de l'entreprise de pneumatiques japonaise Bridgestone, Shojiro Ishibashi (1889-1976), collectionne dès la fin des années 1930 des œuvres des impressionnistes et peintres modernes (Ishi : Pierre, Bashi : Pont).
Une partie de sa collection, poursuivie par ses descendants, à la faveur d’un remaniement de sa fondation qui doit rouvrir à l’automne 2019, est visible au Musée de l’Orangerie. L’amateur y trouvera son bonheur de Monet à Sysley, Renoir, Pissaro ou Degas, Picasso et de belles œuvres japonaises inspirées de l’art occidental.
Pour notre part, le frère de Caillebotte au piano, un Hartung et un Zao Wou-ki ont suffi à notre bonheur…

Site
Jusqu’au 21 août 2017

Thierry Vagne (28/6/2017)


 

Un nouveau musée à Paris : Le Grand Musée du Parfum

Fraichement ouvert, depuis le 22 décembre 2016, cet hôtel particulier niché dans le 8eme arrondissement de Paris saura vous présenter le parfum sous un nouvel angle.
Ce très bel espace se compose de plusieurs niveaux. Le sous-sol retrace l’origine du parfum, les odeurs de l’Histoire, de son utilisation lors de l’Antiquité gréco-romaine ou au Moyen Age, jusqu’à son explosion en France, grâce à l’aide notamment des couturiers les plus connus (Guerlain, Chanel, Patou).
L’étage supérieur se veut pédagogique et interactif, pour petits et grands. L’odeur des foins coupés vous rappelle votre enfance, une odeur particulière vous emmène à un moment précis de votre vie, pourquoi ? Saurez-vous devinez les odeurs qui s’offrent à vous dans le jardin des senteurs ?
L’étage suivant met en avant le rôle des parfumeurs, les « compositeurs d’odeurs »,  avec à la clé des vidéos, mais aussi un surprenant orgue qui joue une musique tout à fait particulière…Je ne vous en dit pas plus…
De futures expositions se tiendront au dernier étage, patience donc !

Un musée ludique et moderne où le public peut toucher, sentir, deviner…Prochainement, des professionnels viendront conseiller ceux qui le veulent afin de créer pour eux la parfaite composition.

Un salon de thé devrait s’ouvrir aux beaux jours.

Le Grand Musée du Parfum
73 rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

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Chrystelle Tassios (03/01/2017)

Hôtel particulier Nissim de Camondo

Un hôtel particulier, niché à l’orée du Parc Monceau : à découvrir absolument ou à revoir… Certes, nous vivons dans une des plus belles villes du monde mais la connaissons nous vraiment ? Que savons-nous des trésors cachés derrière les portes imposantes des hôtels particuliers parisiens ?
Laissez-moi vous ouvrir la porte de l’hôtel particulier Nissim de Camondo, merveille architecturale, inspiré du Petit Trianon avec deux ailes s’ouvrant en V et qui donnent directement sur le parc Monceau. Maintenant, laissez-vous guider…
Le testament de Moise de Camondo fait état de sa volonté de léguer tous ses biens à l’Etat français ainsi qu’au musée des Arts Décoratifs. Une condition toutefois, que tous les objets restent en l’état tel qu’au moment de sa mort et qu’ils ne soient pas dispersés. L’hôtel est nommé Nissim de Camondo, après le fils de Moise à qui il était destiné ainsi qu’à sa descendance.
Cependant, l’Histoire en a décidé autrement. Grande famille de banquiers juifs venant de l’Empire Ottoman (Turquie), surnommés « les Rothschild de l’Est », la famille de Camondo  a décidé d’installer le siège européen de sa banque à Paris en 1866.
Le ‘63 rue de Monceau’, dans l’ancienne Plaine Monceau, a été choisi, devenant le haut lieu des fêtes et diners du tout Paris aristocrate et du monde des banquiers. De grandes rénovations ont été entreprises afin de donner l’aspect que nous connaissons aujourd’hui.  Depuis le vestibule, le visiteur aperçoit l’escalier monumental amenant vers le 1er étage et les pièces de réception. Les espaces sont généreux, avec tout le confort possible à cette époque (cuisinières modernes au rez-de-chaussée avec les salles destinées au personnel, le chauffage dans toutes les pièces, l’éclairage, des salles de bain et un ascenseur intérieur). Le 1er étage est constitué de salons, d’une salle à manger/de réception et du grand bureau.
Le 2eme étage nous montre la chambre de Moise, les salles de bain, le bureau de Nissim ainsi que la magnifique bibliothèque, impressionnante et mettant superbement en valeur les boiseries du 19eme siècle. A la mort de son fils, héros de la 1ere Guerre Mondiale, Moise ferma sa banque et concentra tous ses efforts à perfectionner chaque objet, afin de le fixer pour l’éternité.
La finesse du mobilier, l’harmonie et la symétrie, l’ornement de chaque pièce est juste un ravissement pour les yeux et il convient de dire que la volonté de Moise a été respectée…Rien n’a changé, le temps est comme suspendu, figé et ce, en plein cœur de Paris. La fille de Moise, Beatrice, ainsi que ses deux enfants ont été déportés à Drancy puis exterminés à Auschwitz. La famille s’est éteinte. Un hommage à la grande épopée de cette famille, qui a tant fait pour l’Empire Ottoman puis qui a poursuivi à Paris, pour finir dans l’horreur de la Seconde Guerre Mondiale.     
Musée Nissim de Camondo
63, rue de Monceau, 75008 Paris
Ouvert du mercredi au dimanche (10h-17h30) Tarif : 9€
Chrystelle Tassios - 15/1/15

Vaux-le-Vicomte
Le château de Nicolas Fouquet, surintendant des finances de Louis XIV, près de Melun,  vaut le déplacement : pas à cause de l’intérieur du château : rien de bien extraordinaire à part quelques belles pièces de mobilier ancien, le tout étant mal présenté et fort décati ; non, ce qui vaut le déplacement c’est de parcourir le parc aménagé par Le Nôtre : l’archétype du parc à la française, malheureusement un peu défiguré parla maladie qui s’est emparée récemment des buis (cf). Préparé par une animation - cette-fois, exemplaire, on pourra admirer l’ampleur des travaux et le génie des proportions et de la perspective de celui qui restera plus un architecte extérieur qu’un jardinier (à part quelques pâquerettes aucune fleur dans le parc…)

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Thierry Vagne - 11/6/2014


Spectacles

 

« Les Reines » de Normand Chaurette

Les fans de Shakespeare et les amateurs de théâtre contemporain peuvent se laisser surprendre par « Les Reines », une tragédie francophone du Canadien Normand Chaurette mise en scène par Elisabeth Chailloux. Créé et présenté à la Manufacture des œillets, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), du 12 au 29 janvier 2018, ce spectacle de six comédiennes chevronnées doit ensuite partir en tournée, en particulier à Colmar.
A Londres, le 20 janvier 1483, six femmes se croisent dans un château sombre, où elles s’apostrophent dans une langue riche et poétique. Elles sont sœurs, épouses ou mère de roi. L’une d’elles, qui aimait trop son frère, déambule comme un ange en patins à roulettes. Le roi Edouard agonise ; les enfants d’Elisabeth sont menacés, sur fond de guerre des Deux Roses. De cette guerre s’est inspiré Shakespeare pour écrire « Richard III » et « Henri VI ». Ces personnages de Shakespeare sont réincarnés par Chaurette : Anne Dexter (interprétée par Bénédicte Choisnet), la duchesse d’York (Sophie Daull), les sœurs Isabelle Warwick (Pauline Huruguen) et Anne Warwick (Marion Lenfant), la reine Elisabeth (Anne le Guernec), la reine Marguerite (Laurence Roy).
Normand Chaurette, né en 1954 à Montréal, explique : « je tenais à écrire une pièce sur la métaphore, sur la langue, sur le flamboiement, sur le décadent ». La question du pouvoir n’est pas fondamentale pour ces rôles, assure le dramaturge, qui pense l’acteur comme un instrument de musique : « les mots sont pour moi des rondes, des blanches, des noires et des croches, la voix des acteurs des timbres ».  

L’ancienne manufacture des œillets, centenaire, a été rachetée par la ville d’Ivry en 2009 et Inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. On y fabriquait des œillets, des anneaux métalliques permettant de consolider les trous pratiqués dans du tissu ou dans du cuir pour y glisser des lacets. Aujourd’hui, elle abrite le théâtre des quartiers d’Ivry (centre dramatique national du Val-de-Marne), avec ses activités de création et de production, de formation professionnelle et amateur (l’Atelier Théâtral), de rencontre avec des artistes et des compagnies venues d’ailleurs (Théâtre des Quartiers du Monde). Des plasticiens contemporains y sont également présentés dans un des bâtiments avec le CREDAC.

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Marie-France Blumereau-Maniglier (15/01/2018)

 

Les faux British

Les gags démarrent avant le début de la pièce. Un comédien affolé court dans le foyer et fait une annonce : "On cherche un chien qui joue dans le spectacle, si quelqu'un le voit, qu'il le ramène, il s'appelle Rocky ou Tobby".

Nous arrivons à nos places, le rideau est levé et une accessoiriste maladroite s'affaire à coller avec des bouts de sparadrap un dessus de cheminée. Un quidam très sérieux s'apprête en bord de scène à filmer le spectacle, après un dialogue assez abscons avec le directeur, il découvre qu'il n'a plus de batterie et ne peut donc pas filmer.

L'action commence. En fait sept amateurs de romans noirs anglais ont décidé de créer un spectacle théâtral policier à la manière de Sherlock Holmes. Tout le monde cherche donc l'assassin. Tous sont complètement inexpérimentés et accumulent les gaffes. Perkins, le majordome lit ses antisèches à l'intérieur de son veston, ou sur ses gants, ou sous son plateau et bute sur les mots un peu compliqués. L'accessoiriste a mal placé les objets que les comédiens tripotent d'ailleurs n'importe comment et lorsque l'inspecteur demande son carnet, on lui tend un vase. Les répliques tombent mal à propos : un comédien dit à la jeune première "Où vous enfuyez-vous ?" alors qu'elle ne bouge pas d'un pouce. Cette jeune première n'étant pas là au bon moment est d'ailleurs remplacée au pied levé par l'accessoiriste, méridionale boulotte qui mélange tous les textes du spectacle et est ravie de lancer des répliques avec l'accent du Midi. Quand la jeune première revient, c'est d'ailleurs un superbe pugilat entre les deux.

Enfin, on croit avoir trouvé l'assassin qui serait le majordome, celui-ci promenait le chien, il tient une laisse sans chien au bout évidemment. Finalement, ce n'est pas lui, je ne vous dévoilerai pas le coupable et le spectacle s'achève avec l'effondrement du décor qui a été mal fixé et s'écroule de tous les côtés.

Il faut beaucoup de talent pour jouer les amateurs et les comédiens n'en manquent pas. Ce spectacle, qui est une reprise, a reçu le Molière de la meilleure comédie en 2016. En ces temps moroses, si vous voulez rire, je vous conseille vivement d'aller le voir.  

Marie-José Sélaudoux (26/12/2017)

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Maria by Callas

Pour son exposition inaugurale, la Seine musicale de l'île Seguin a choisi de célébrer les 40 ans de la disparition de Maria Callas (16 septembre 1977). Les fans de la diva assoluta seront comblés. Maria Callas ressuscite.
Le parcours est chronologique et nous conduit de la jeunesse de la chanteuse à la dernière tranche de sa vie. Beaucoup de photos de tous formats, dont certaines étaient sa propriété personnelle. Des films d'amateurs ou tournés pour les actualités et accompagnés d'interviews, des objets lui ayant appartenu, telle cette petite peinture à l'huile représentant une Madone à l'enfant qui lui avait été offerte par son mari Giovanni Battista Meneghini et qui l'accompagnait toujours dans ses loges. C'est ce qu'elle disait à l'époque, car on peut lire divers extraits de sa correspondance. Cette petite Madone est posée sur une coiffeuse où repose également, parmi d'autres objets, une paire de lunettes de la Callas. La reconstitution de ce petit ensemble personnel est émouvante ainsi que le coin de son salon, 36 avenue Georges Mandel, où trônait son Steinway.
Et puis, bien sûr, nous retrouvons sa voix. Une petite salle permet de voir sur plusieurs écrans géants des performances de la diva dans Carmen, Manon, Don Carlos etc. Il faut ajouter qu'il est possible d'utiliser des audioguides qui, pointés en face de points signalés, permettent d'écouter certains grands airs chantés par Maria Callas.
Voici une exposition très bien organisée qu'il faut voir absolument, sans se presser et en la savourant. Elle va se terminer le 14 décembre prochain.  

Marie-José Sélaudoux (16/11/2017)

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Musique

Festival de La Vézère - du 12 juillet au 24 août
Le festival de la Vézère rayonne dans toute la Corrèze une fois encore cet été. Une programmation variée, autant par les lieux touristiques « investis » dans la région que par sa programmation musicale :

- L’Orchestre Mozart de Toulouse avec Emmanuel Rossfelder à la guitare
- Le pianiste Kit Armstrong
- L’Orchestre symphonique de la Garde Républicaine
- Le violoncelliste Edgard Moreau
- De l’opéra, des chœurs etc.

Au total 18 concerts s’offrent à ceux qui seront dans la région cet été.

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Thierry Vagne - 31/3/2016

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